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Les unités telles que nous les connaissons n’ont pas toujours été : il a fallu beaucoup de temps aux Hommes pour que tout le monde utilise la même définition du mètre, de la seconde, du kilogramme. Ainsi le mètre tel que nous le connaissons n’est apparu que récemment.

Si vous désirez connaitre les définitions des unités actuelles, suivez ce lien : « unités, grandeurs et mesures»

Du grand n'importe quoi !

Il y a de ça quelques siècles, le monde n’était pas connecté comme aujourd’hui et chacun pouvait faire sa propre « cuisine ». Si René et Georges convenaient que l’avant bras droit de René (du coude au bout du majeur) soit leur unité de distance, ils pouvaient réaliser ensemble n’importe quelle bâtisse. Mais le jour où René est malade, il serait dur de mesurer la poutre à couper pour Georges.

Il ne fut pas facile de trouver une définition commune qui soit acceptée par tout le monde. Du temps des monarchies, le « mètre » correspondait au pied du roi. Mais quand le roi mourrait, cela présageait certains problèmes. Ci-dessous, quelques exemples d’unités que les géomètres et maitres d’oeuvre devaient maitriser.

Pour les LONGUEURS

  • Le PIED était l’unité de base : 1 pied = 12 pouces ET 1 pouce = 12 lignes ET 1 ligne = 12 points
  • L’AUNE : 1 aune = 3 pieds 7 pouces et 8 lignes de pied-du-roi En pratique, celle-ci variera de 69 à 141 cm selon les régions.
  • La TOISE (= l’étendue des bras) : 1 toise = 6 pieds-du-roi = 195 cm environ.

L’étalon légal fut la barre de fer scellée au mur du Grand Châtelet à Paris (une des portes intérieures de Paris)

  • La LIEUE (pour les grandes distances) : 1 lieu = 1666 toises (sauf entre 1674 et 1737 où elles faisaient 2000 toises…)
  • La PERCHE (pour les grands terrains) : 1 perche = 18 à 22 pieds-du-roi.

Pour les SURFACES

  • Le JOURNAL : 1 journal = 32 ares environ.
  • L’ARPENT de Paris : 1 arpent = 100 perches carrées
  • L’ARPENT (pour les eaux et forets) : 1 arpent = 51 ares environ.
  • La VERGEE : 1 vergée = 1/4 arpent
  • L’ACRE (pour les champs) : 1 acre = 2 journaux = 1 à 2 arpents
  • L’ANEE : 1 année = 7 arpents environ.

On utilisait encore la rasière, la quarterée, la séterée, la poignerée, l’éminée… toutes ces surfaces correspondant à une certaine quantité de semences.

De la toise au mètre : Création du BIPM

Se mettre d’accord sur la définition d‘une unité n’a pas été aisée puisque les problèmes d’ordres technique et politique étaient innombrables. C’est dans ce but que le Bureau International des Poids et Mesure (BPIM) a vu le jour : proposer des définitions reproductibles partout sur le globe et en toute circonstance pour toutes les unités.

  • En pleine période révolutionnaire (France) : il fut décidé de supprimer toute référence à un homme particulier (un roi par exemple) pour faciliter la diffusion du nouvel étalon.
  • 1668 – John Wilkins publie la description d’une « mesure de longueur universelle ».

Le mètre de Wilkins : longueur d’un pendule qui oscille avec un battement d’une seconde

PROBLEME : La dilatation des matériaux du pendule et des instruments de mesures en fonction des températures et du climat produit des variations dans les mesures en fonction des endroits du globe.

  • 1791 – L’Académie des sciences donne une nouvelle définition du mètre :

1 mètre correspond au dix-millionième de la moitié de méridien terrestre (ou un quart du grand cercle passant par les pôles)

  • 1960 – Suite à la 11ième Conférence générale des poids et mesures (CGPM) :

1 mètre correspond à 1 650 763,73 longueurs d’onde d’une radiation orangée émise par l’isotope 86 du krypton.

  • 1983 – La 17e CGPM redéfinit la vitesse (ou célérité) de la lumière dans le vide absolu à 299 792 458 m/s, ce qui a pour effet de réviser la valeur du mètre :

1 mètre correspond à la distance parcourue par la lumière dans le vide en 1/299 792 458 seconde.